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> Chine : l’intelligence artificielle, porte d’entrée de la dictature de surveillance ?

Rédigé par webmestregg Aucun commentaire
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(Taillandier, 2020)
(...) Plus personne ne prophétise plus un effondrement du système chinois ou sa subversion ni ne croit plus que le commerce ou l’internet vont ouvrir la Chine à la démocratie. Au contraire, la Chine par son développement économique et technologique sape à la fois un capitalisme et un internet qui n’ont rien libéré. La Chine déploie via les technologies une « autocratie rigoureuse », et celles-ci sont désormais le moyen pour propulser son économie dans le futur et rendre son appareil politique plus résistant aux crises qu’il ne l’a jamais été. Pire, souligne Kai Strittmatter, dans une des sociétés les plus inégalitaires du monde où règne une kleptocratie sans grand scrupule, le modèle autoritaire chinois fait désormais tache d’huile, et fort de ses succès commerciaux, inspire le capitalisme de surveillance plus qu’il ne dissuade. (...)

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80 % des étudiants chinois n’ont jamais tenté de contourner le Grand pare-feu. « La censure ne fonctionne pas seulement parce que le régime complique l’accès à l’information libre, mais parce qu’elle crée un environnement dans lequel l’idée de réclamer de telles informations ne vient pas à l’esprit des citoyens ». Les gens n’ont pas l’impression qu’il leur manque quelque chose : ils ne savent pas ce qu’est une information non censurée. Cette censure souligne Strittmatter se prolonge jusque dans les villes et les rues, où la transformation des grandes villes chinoises en mégapoles en une vingtaine d’années a participé à défigurer le passé. Le passé a été effacé. « L’amnésie l’emporte sur le souvenir ».
La Chine continue à brandir un communisme de façade, que la séparation désormais abolie entre le parti et l’État avait jadis imaginé, et que l’étranglement politique et la course à l’argent ont enterré. 
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Strittmatter rappelle toutefois que le projet pilote de fiabilité sociale le plus connu en Chine n’est pas le fait de l’État, mais du secteur privé. C’est ce qu’il convient d’appeler le « crédit social », incarné notamment par le « Sesame Credit » d’Alipay, fort de 1,2 milliard de clients, qui fonctionne sur une échelle de 950 à 300 points et qui repose sur plusieurs critères de classification, dont la capacité à rembourser ses dettes, l’historique financier des utilisateurs, leurs comportements et leur réseau relationnel. Beaucoup d’observateurs estiment qu’il s’agit surtout d’un programme de fidélisation des clients (visiblement poreux au piratage), voire, comme le promeut Alibaba, un programme d’aide à la croissance et de lutte contre l’escroquerie, voire encore d’un système de confiance associé au paiement électronique. Pour l’instant, pas plus que les systèmes de fiabilité sociale, ces programmes ne sont ni interconnectés ni généralisés.
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« Le refus du gouvernement américain de protéger les données de ses citoyens reflète sa propre volonté de surveiller sa population ». La menace du péril jaune se porte bien ! Il permet de détourner les yeux sur le fait que dans les deux camps, l’interconnexion des données et la surveillance de masse vont dans le même sens.
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 Macron fait installer de plus en plus de fichiers contenant des informations publiques et personnelles de chaque citoyen en espérant contrôler tout le monde : à chaque citoyen, une boite noire. C'est évidemment caché mais il s'instaure en France un crédit social à la chinoise dont les citoyens n'ont aucune connaissance mais dont l'Etat utilise à tout va. La macronie ne va pas, par morale ou respect, s'empêcher d'utiliser tous les moyens qu'il peut mettre à sa disposition pour faire perdurer son pouvoir,...

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