l'union européenne et la finance sont les ennemis cupides, perfides et impitoyables de ses populations surexploitées...


Le crime le plus horrible des riches envers les pauvres est de s'être arrogé le droit de leur distribuer la justice et l'assistance, de leur faire la charité - Georges Darien

> pour tout l'or du rein

Rédigé par webmestregg Aucun commentaire
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           La fin d’un juteux bizness ? Après avoir tergiversé neuf mois, Catherine Vautrin, la ministre de la Santé, a signé, le 24 février, une lettre de mission adressée à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) concernant « les pratiques de dialyse et la maladie rénale chronique ».

          Avec un bémol, toutefois : la mission, à l’origine, devait débuter par le contrôle d’un établissement nancéen appartenant au groupe Elsan, le leader tricolore des cliniques privées. Finalement, l'Igas ne s’appesantira pas sur les dérives de l’hôpital privé de Nancy. Elle se contentera d’« examiner » le travail de l’agence régionale de santé Grand Est, qui avait ignoré les alertes (Le Canard, 26/2).

          Tout démarre en septembre 2022 lorsque deux jeunes néphrologues préviennent la direction de l’hôpital privé Nancy-Lorraine et l’Ordre des médecins des pratiques douteuses de deux de leurs confrères enchaînant les dialyses à un train d’enfer : ils ont deux fois plus de patients sous dialyse que le nombre autorisé par la réglementation. Or une partie de ces lourds traitements d’épuration du sang est inutile, voire dangereuse.

           Les lanceuses d’alerte, qui ne sont pas entendues, décident alors de toquer à la porte de Renaloo, une association de patients souffrant de maladies rénales. En janvier 2024, celle-ci porte plainte contre X. Deux mois plus tard, le procureur de Nancy ouvre une enquête préliminaire pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Le 22 février 2024 - soit un an et demi après avoir été mis au parfum des dérives -, le groupe Elsan finit par virer les deux néphrologues seniors indélicats.

             Par un retour de bâton abracadabrantesque, les deux lanceuses d’alerte, pour leur part, ont été condamnées le 9 décembre 2024, par l’Ordre des médecins, à un mois d’interdiction d’exercer pour « comportement anti-confraternel » !

Pas de veine pour la Sécu

             Ce n’est pas la première fois que le traitement de l’insuffisance rénale est pointé du doigt. En 2020, déjà, la Cour des comptes avait rendu un rapport assassin sur le « niveau de rentabilité très élevé » des structures privées de dialyse. Explication : « Certains néphrologues facturent systématiquement une consultation pour chaque séance de dialyse » - l’un des actes les mieux rémunérés par la Sécu.

            L’année dernière, l’Assurance maladie a déboursé 4,4 milliards d’euros pour les patients dialyses. Les néphrologues exerçant dans le privé se classent en quatrième position des spécialités les mieux payées, avec, selon la Cour des comptes, des revenus net moyens de 139250 euros par an. Selon les informations du « Canard », l’Assurance maladie dispose d’un « rapport accablant » sur les dialyses abusives de l’hôpital de Nancy et les surcoûts engendrés. Si ébouriffant que cela puisse paraître, elle n’a pas cru bon de porter plainte !

Tout coule, comme si de rein n’était ? ( Odile Benyahia-Kouider et Christophe Labbé )

Un accord sous le manteau entre le groupe Elsan et l'assurance maladie ? Ce ne serait pas la première fois que de telles impunités sont installées et perdurent en France... L'union européenne de merde favorise ce type d'entreprises que rien ne doit entraver. Après on s'étonnera peut-être que la France a encore perdu 5 points dans le classement des pays les plus corrompus.