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Lorsque l'homme s'habitue à voir les autres porter les chaînes de l'esclavage, c'est qu'il accepte lui-même un jour de les porter. - Lincoln

> rejets de PFAS par les Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)

Rédigé par webmestregg Aucun commentaire
Classé dans : santé Mots clés : aucun

           À partir des données recueillies par les Directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) auprès de près de 2700 installations classées (ICPE), Générations Futures dévoile aujourd’hui les résultats exclusifs de son analyse sur les rejets industriels de PFAS en France. L’étude révèle que 5,4% des établissements seraient responsables de plus de 99% des rejets quantifiés. Ces « polluants éternels » contaminent durablement l’environnement et l’eau potable, grâce à ces données nous savons où agir efficacement. Nous appelons les pouvoirs publics à prendre les mesures qui s’imposent et ce au plus vite.

Une pollution diffuse mais un nombre limité d’usines fortement émettrices

          L’étude des analyses obligatoires réalisées dans le cadre de l’arrêté du 20 juin 2023, rendues publiques et disponibles à la date du 25 mars 2025, met en évidence une réalité préoccupante : près de 60% des établissements ayant effectué leurs analyses ont détecté des PFAS dans leurs rejets.

             Parmi ces établissements, 146 sites sont responsables à eux seuls de la quasi-totalité des émissions de PFAS vers le milieu naturel ou les stations d’épuration urbaines.

           Notre étude identifie également 79 sites supplémentaires présentant un indicateur préoccupant qui nécessitent une surveillance accrue. Au total, ce sont 225 sites industriels que nous avons identifiés et cartographiés.

          Parmi les principaux émetteurs figurent les producteurs connus de PFAS comme Arkema, Solvay et Chemours, mais notre rapport révèle également l’existence de sites industriels jusqu’alors peu médiatisés et pourtant fortement émetteurs. Le cas le plus frappant que nous révélons est celui de l’usine Finorga à Mourenx, spécialisée dans la synthèse de principes actifs pharmaceutiques, qui a émis plus de 2 kg/jour d’acide trifluoroacétique (TFA), même après avoir réorienté ses effluents contaminés vers un incinérateur.

Des secteurs industriels particulièrement concernés

Notre analyse identifie plusieurs secteurs d’activité responsables d’émissions significatives :
- La synthèse de pesticides PFAS et de médicaments
- Le traitement de surface des métaux
- Le recyclage et le traitement des déchets
- Les sites utilisant des mousses anti-incendie contenant des PFAS

           L’étude pointe également un problème majeur : de nombreuses ICPE (575) déversent leurs effluents dans des stations d’épuration urbaines non conçues pour traiter les PFAS, susceptibles alors de contaminer des sols agricoles via l’épandage des boues d’épuration.

Une réglementation défaillante mise en lumière

          Nos recherches montrent que jusqu’à la mise en place de la campagne d’analyse exigée par l’arrêté du 20 juin 2023, la réglementation sur les installations classées ignorait totalement les PFAS. Cette lacune a ainsi permis à des industries de rejeter dans la nature des kilos de substances persistantes sans aucun contrôle.

Des limites méthodologiques qui suggèrent une sous-estimation du problème

          Si cette campagne d’analyse constitue une avancée, elle reste néanmoins insuffisante pour identifier correctement les émissions industrielles de PFAS pour plusieurs raisons :
- Une liste trop restreinte de substances recherchées (seule une cinquantaine de PFAS ont été recherchés au moins une fois, de manière obligatoire).
- Un nombre insuffisant de prélèvements obligatoires (3 seulement).
- L’absence de surveillance des rejets atmosphériques alors qu’il y a un risque de détournement des effluents vers d’autres voies d’élimination, comme l’incinération notamment.

Des mesures concrètes et urgentes

Face à ces constats, Générations Futures demande :
- L’établissement immédiat de valeurs limites d’émission pour les PFAS dans l’arrêté du 2 février 1998 en attendant que l’interdiction totale des rejets de PFAS dans les effluents aqueux, prévue par la loi adoptée en février 2025, soit effective
- La mise en place d’une surveillance pérenne et élargie des rejets aqueux et atmosphériques
- La prise en compte des émissions de PFAS dans les études d’impact environnemental
- L’application effective du principe pollueur-payeur pour financer la dépollution
- Le soutien à la restriction universelle des PFAS au niveau européen, sans exemption - source -

Encore un énorme scandale de santé publique ces PFAS ! Dans mon village 1% de la population ( professionnels de l'agriculture ) pollue allègrement les 99% des habitants de la commune, cancers certifiés à la clef ! Avec les PFAS, après une politique de dénis et mensonges organisés, c'est encore pire sur le territoire national et pour la population en général, d'autant plus que certains industriels rejettent leurs eaux polluées directement dans la nature !!! La carte vous montrera si vous habitez à côté d'une usine très polluantes et répondra à vos questions sur vos problèmes de santé...

> PLUS > le rapport concerné > la carte mentionnée