l'union européenne et la finance sont les ennemis cupides, perfides et impitoyables de ses populations surexploitées...



Peut-on justifier un capitalisme qui s'est développé sur la base de l'esclavage de masse ? Eric Hobsbawm

> PlantNet (Pl@ntNet), application pour identifier des 10zaines de milliers de plantes

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          Pl@ntNet est une plateforme de science citoyenne qui s’appuie sur l’intelligence artificielle (IA) pour faciliter l’identification et l’inventaire des espèces végétales. Il s’agit de l’un des plus grands observatoires de la biodiversité au monde, avec plusieurs millions de contributeurs dans plus de 200 pays.

          L’application Pl@ntNet, disponible en version web et sur smartphone (android, iOS), vous permet d’identifier des dizaines de milliers d’espèces de plantes simplement en les prenant en photo.

          Pl@ntNet est basé sur un principe d’apprentissage coopératif. Les utilisateurs ayant créé un compte peuvent partager leurs observations et celles-ci peuvent être révisées par la communauté et utilisées par l’IA pour lui apprendre à reconnaitre les plantes. Il est par exemple possible de confirmer le nom d’une espèce ou bien de suggérer une autre détermination si l’on s’y connait un peu en botanique. Seules les observations qui atteignent un degré de confiance suffisant sont ensuite ajoutées à la base de données publique et utilisées pour l’entraînement de l’IA.

          L’outil est ainsi co-construit par et pour les citoyen·ne·s. Les plus qualifié.e.s apportent les connaissances les plus expertes (en contribuant et révisant des observations) tandis que les moins qualifié·e·s bénéficient de cette connaissance au travers de l’usage de l’application Pl@ntNet.

          Grâce à toutes et à tous, Pl@ntNet a collecté plus d’un milliard d’images de plantes (voir les statistiques) ! Seule une petite partie, cependant, est finalement partagée avec les chercheurs du monde entier (via des portails de données de biodiversité ouvertes tels que le GBIF ou OpenObs de l’INPN). Un élément important est la présence ou non d’une coordonnées GPS. C’est une information cruciale pour cartographier les espèces. N’oubliez donc pas de partager votre géo-localisation si vous souhaitez contribuer au projet de science participative. Il y a aussi des filtres sur la qualité des images qui vont rejeter les images trop floues, trop encombrées ou qui ne contiennent pas assez d’information pour identifier l’espèce. Il faut donc veiller à bien zoomer sur les différents organes (en prenant plusieurs photos) et à faire la mise au point ! Pour finir, seules les observations pour lesquelles il n’y a que très peu de doute sur l’identification seront partagées. - source -

          Pour aller plus loin sur la compréhension de Pl@ntNet, vous pouvez regarder l’émission de “Sciences en question” dédiée à Pl@nNet :

Trouvé par hasard, installée, elle paraît pas mal du tout. Essai sur 2 fleurs, 1 plante qui ont été reconnues sans erreur...

 

> ces chevreuils en état d’ivresse publique

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 qui provoquent des accidents de la route et ravagent des jardins

          Les chevreuils, comme à chaque printemps, font encore parler d’eux à travers leurs frasques et leur comportement totalement hors la loi vis-à-vis de… l’alcool ! En effet, en consommant des bourgeons contenant une substance alcaloïde qui les rend ivre, ils ne savent plus dans quel bois ils habitent, errent, titubent. Ces cervidés saccagent des jardins et provoquent même des accidents. Exemple dimanche. La victime témoigne. Le chevreuil saoul, quant à lui, a pris la fuite. En se cognant aux arbres ? Peut-être.

         Les chasseurs parlent de cet animal en s’en moquant un peu. Jean-Pierre Pirlot, qui chasse depuis 20 ans, ne peut, en effet, s’empêcher d’ironiser sur cette drôle d’attitude et d’habitude des chevreuils qu’il observe chaque année à pareille époque.

► pour lire la suite...

> interdiction de forêt

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          « Mais qu'est-ce qu'un monde où on ne pourra plus divaguer ? Ce sera un monde où l'urbain, quand il cassera sa laisse, sera encore plus redoutable que le salopard qu'on a voulu modérer dans ses excursions. ». Voilà déjà longtemps que le regretté naturaliste François Terrasson mettait en garde les élus et les aménageurs qui, sous prétexte de lutter contre la « divagation des promeneurs », veulent supprimer les chemins sauvages. Terrasson défendait le droit de vagabonder librement dans la nature, sans chemins fléchés ni GPS. Il le répétait: après l’avoir détruite et« désauvagée à tour de bras », nous ne cessons de vouloir l’encadrer, et de ramener à la norme le peu qu’il en reste. Aujourd’hui, on fait pire : on en interdit purement et simplement l’accès.

          Voulue par des sénateurs centristes, la loi du 2 février 2023 vise à limiter l’engrillagement des domaines privés. Très pratiqué en Sologne, notamment, il piège les animaux sauvages et fait s’effondrer la biodiversité. En contrepartie, les sénateurs ont voulu amadouer les propriétaires avec un beau cadeau. Moins de grillage, certes, mais finis les promeneurs ! Sur le moment, le petit article de loi établissant que le simple fait de se promener dans une propriété rurale ou forestière était puni d’une contravention de 4e classe, soit 135 euros d’amende (et ça peut monter jusqu’à 750 euros), est passé inaperçu.

          Il aura fallu que deux grands propriétaires fonciers prennent cet article au pied de la lettre et multiplient les panneaux « Propriété privé - Défense d’entrer » pour qu’on découvre cette aberration. Gag: il s’agit de deux marquis...

          A Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, le marquis Jacques de Panisse-Passis possède 700 ha, soit le tiers de la surface de la ville. Dans la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse, le marquis Bruno de Quinsonas-Oudinot possède 750 ha. Le premier a mis en faction des gardes-chasse privés. Le second interdit la promenade mais continue d’inviter ses fortunés clients étrangers à tirer le chamois sur ses terres... Manifs et pétitions n’y ont rien fait (Reporterre, 16/10/23 et 25/11/23).

          Deux députés écolos, Lisa Belluco et Jérémie Iordanoff, se sont mobilisés. Ils ont fait remarquer que depuis l’Ancien Régime prévalait une « zone grise » donnant à chacun libre accès à la nature, aux chemins de campagne comme aux sentiers forestiers - à condition, évidemment, de n’y rien dégrader. Que 75 % des forêts françaises étaient privées. Ils ont déposé cette simple proposition de loi : « L'article 226-4-3 du Code pénal est abrogé. » En commission, tous-ensemble-ouais, les députés macronistes, LR et RN l’ont rejetée.

          Le quinquennat sera antiécologique ou ne sera pas. - Jean-Luc Porquet -

Les riverains des bords de mer espèrent la même interdiction, y a-t-il beaucoup de nobles propriétaires avec ces vues sur mer ? De toute façon, le gueux n'est-il pas fait pour travailler comme un esclave ? C'est vraiment inconvenant qu'il puisse se promener ou s'amuser car cela veut dire qu'il fainéante au travail...

 

> Les tortues carnivores américaines s'installent dans les rivières françaises

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          Leur mâchoire a une puissance effrayante et est capable de causer de graves blessures.

          Les cours d'eau français sont le théâtre d'un phénomène inquiétant : un invité surprise, venu tout droit d'Amérique du Nord, sème la zizanie dans nos douces rivières. On parle de la tortue serpentine, une espèce qui ne fait pas dans la dentelle avec ses techniques de chasse un peu trop zélées. Imaginez-vous tranquille, en train de patauger, et bam, voilà une créature à la mâchoire terrifiante qui pourrait bien vous faire regretter d'avoir mis les pieds dans l'eau.

         Cette tortue, pas comme les autres, a élu domicile notamment en Gironde et en Haute-Garonne, où elle semble s'épanouir sans trop de soucis, se faisant une place de choix au détriment de nos amis batraciens, reptiles et même quelques poissons et oiseaux. Reconnue pour sa mâchoire d'une puissance effrayante, capable de causer de graves blessures, la tortue serpentine s'est illustrée par son comportement agressif, surtout lorsqu'elle se sent dérangée. Cette capacité à infliger des dommages significatifs a été observée lors d'incidents isolés, témoignant de sa nature prédatrice. Une véritable menace pour la biodiversité locale, un invité qui ne sait pas quand s'arrêter.

         Le plus intriguant ( ou inquiétant, c'est selon ) dans cette histoire, c'est comment cette espèce a atterri chez nous. Eh bien, figurez-vous que l'humain, avec son amour pour le commerce en ligne et les voyages internationaux, n'est pas tout à fait étranger à cette situation. Un spécimen de 25 centimètres a même été capturé près du canal du Midi, illustrant parfaitement la capacité de ces tortues à s'adapter et prospérer loin de leur maison. La découverte d'individus jeunes et adultes dans divers habitats aquatiques, des mares aux lacs en passant par les cours d'eau, souligne un problème de reproduction non régulé qui pourrait avoir des implications graves pour les écosystèmes aquatiques locaux.

          Face à ce phénomène, les autorités se mobilisent pour éviter que le problème ne prenne plus d'ampleur. Elles appellent à la vigilance : si vous croisez le chemin de cette tortue aux allures préhistoriques, avec ses écailles qui semblent sorties d'un film de dinosaures, ne jouez pas les héros. La reconnaissance de la tortue serpentine est possible grâce à des caractéristiques distinctives, comme la forme de ses écailles en dents de scie et sa morphologie inhabituelle, caractérisée par une tête et des pattes disproportionnées. - source -

Voilà, vous êtes informé, attention à vos enfants dans les rivières,... + > wikipedia

 

> quelles crises de l’eau ?

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           Ressource vitale, l’eau est devenue un enjeu prioritaire dans une planète en surchauffe. Tandis qu’elle se rarifie ici, elle se retrouve là en surabondance. En cette Journée mondiale de l’Eau, David Blanchon analyse les multiples crises contemporaines de l’eau à la lumière de Gramsci.

          Une « crise de l’eau » imminente, permanente, catastrophique, locale et globale, symbolisée par la litanie d’inondations meurtrières suivies par des sécheresses tout autant dévastatrices. Telle est l’impression inquiétante que donne la lecture de la presse mondiale, mais aussi de multiples documents des institutions internationales. On y trouve non seulement des images « chocs » diffusées dans les médias, mais également de nombreux textes dans la littérature scientifique, comme dans le rapport sur le développement humain de 2006 de l’ONU qui s’intitulait Beyond Scarcity : Power, Poverty and The Global Water Crisis.

          Une « crise de l’eau » est bien réelle, multifactorielle, mais plus complexe qu’une simple analyse des années particulièrement sèches et des inondations le laisse penser. Mais comme le notent les auteurs de L’eau en commun (2012) : " ce qui est en crise, en pratique, n’est pas l’eau pour ce qu’elle est, mais bien le rapport que les êtres humains entretiennent avec elle et entre eux. Ce qui est en crise, c’est bien notre mode d’être au monde, notre mode de développement. "


          Le but de ce court texte n’est pas de revenir in extenso sur les crises de l’eau, mais bien de tenter d’approfondir la notion de « crise », en posant une simple question : de quoi cette crise est-elle le nom ?

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